samedi 23 mars 2013

Maçons : construction et rénovation



C'est l'histoire de deux maçons, l'un s'occupait de la construction, l'autre de la rénovation, l'un vivait à Metz, l'autre à Sarreguemines, tous deux dans le 57. Cependant dans la maçonnerie, ces maçons ne pouvaient vivre dans 2 villes différentes pour motif d'organisation, donc il fallait que celui qui effectuait les constructions et celui qui faisait les rénovations se regroupent soit à Metz soit à Sarreguemines, mais devait rester dans le 57.
C'est là que le drame de la maçonnerie débuta, ce bon vieux Jacques était bien décidé à rester à Metz « Jamais je ne quitterai Metz, mon père a bâti des constructions ici, et je bâtirai des constructions ici ».
Pour sa part Marcel aimait beaucoup Sarreguemines, mais il voulait faire des rénovations dans le monde entier, même à Metz et plus loin que le 57 «  Je rénoverai tout, la rénovation dépasse les frontières, la rénovation va plus loin que la construction, plus loin que Metz »
A ces mots, Jacques fut outré et décida de construire un mur tout autour de Metz, afin de s'isoler de Sarreguemines et du reste du 57. Marcel regarda le mur de Metz se dressait devant lui en 1961, ce mur était une construction de patron, il avait «  la patte du maçon » comme on disait dans le jargon de la maçonnerie. Cependant un maçon s'en tenant à la construction n'était pas un bon maçon : il n'y avait pas l'aspect de rénovation, si important dans la maçonnerie. C'est pourquoi, progressivement le mur commença à s'effriter. Les gens de Metz venaient chez Jacques et lui disaient «  Jacques mon bon Jacques, il faut rénover le mur, appelle Marcel, un grand nom de la maçonnerie et de la rénovation », Jacques cria « Jamais je n’appellerai ce maçon de Sarreguemines qui préfère la rénovation à la construction, si le mur tombe nous le reconstruirons, c'est ça la maçonnerie ».
Ce qui devait arriver arriva, en 1989, le mur tombe, cette construction si solide finit par chuter, car elle ne fut pas rénovée. Après la chute du mur de rénovation Metz, on voyait tout le 57, y compris Sarreguemines, Jacques vu Marcel à travers les décombres, il comprit qu'une construction aussi robuste soit-elle, nécessitée une rénovation, c'est ça un bon maçon de la maçonnerie.

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