jeudi 28 mars 2013

Le conte du maçon

Il était une fois un maçon avec une longue truelle, il s'en servait pour ériger de grands édifices. Ils étaient grands, immenses, certains disaient même qu'ils touchaient le ciel d'une caresse digne d'un maître architecte. Mais qu'en est-il en réalité ? Est-ce que ces racontars de bistrots se trouvent être d'une véracité irréfragable, ou bien s'agit-il, comme exprimé précédemment, de bobards idolâtrés par des fous qui rêvent encore du passé et d'une nostalgie fuyante. Nous nous sommes tournés vers la maçonnerie Reynold de Metz afin de répondre au mieux à ce mystère qui englobe le monde la maçonnerie Sarreguemines. Ce matin, ils sont tous au travail, au loin on aperçoit Thierry le maçon qui effectue des rénovations de poutres de briques, derrière la palissade c'est Michel qui crée des renforcements grâce au chaux, mais c'est au fond, derrière le mur de pierre que ce tourne notre regard, chez Philippe. Ce dernier est entrain de travailler sur une nouvelle structure de toiture en zinc. Ils connaissaient le maçon de légende dans sa jeunesse. Après avoir dégusté un thé des plus communs, il nous raconte son histoire. « Alors au début, moi je voyais le gaillard comme un maçon normal, je pensais pas qu'il allait de démarquer et être connu dans tout Metz et jusqu'à Sarreguemines, c'était impensable. Puis, on a commencé à porter attention à ces œuvres, c'était pas n'importe quel travail, c'était du travail de patron. Je sais pas si la truelle était magique comme on dit, mais le type avait un don, un don du ciel pour la maçonnerie Metz. Il attiré les foules comme un spectacle de rue lorsqu'il était à l’œuvre. Personne ne remettait son travail en cause, jamais on avait vu ça auparavant.
    C'est bien pour ça qu'un jour, bon bah Gérard, ou Gégé comme on l'appelait, lui a piqué sa truelle. Il savait que c'était cette arsouille de Gégé qui lui avait substitué sa truelle par une autre tout droit sortie d'une usine de chinois. Mais il lui laissa utiliser la truelle afin de voir que ce maçon de basse-cour allait réaliser avec. Alors le Gérard coula du ciment frais puis se mit à l'ouvrage, il voulait rénover la maison de la rue où il y avait les maisons à colombages de Moselle 57. Cependant une fois le travail terminé, on vit pas de grandes différences avec son travail de poivrot habituel. Il alla chez le maçon et il dit que sa truelle était pourrie et là le maçon des mythes lui répondit que c'était pas la truelle qui faisait le maçon, mais bel et bien le bonhomme qui fait les rénovations à Sarreguemines ou Metz. Il ajouta que pour être un bon maçon, il est aussi indispensable de savoir préparer son torchis soi-même, et que seul les vrais patrons savent le faire sans rougir. Offusqué, Gérard lui rendit la truelle et demanda pardon à ce génie de la maçonnerie Sarreguemines, puis il retourna faire des rénovations Metz.

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